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Le long chemin de

la vidéo Grand Public



Un brin d'histoire : Les premiers films dans le monde amateur furent d'abord réalisés sur pellicule argentique 9,5 mm (1922), 8 mm (1932) et super 8 (1965-1990). Le format 16 mm (1923), plus rare chez les amateurs, ne fut utilisé que par les plus nantis. Les films argentiques peuvent être copiés en document vidéo (télécinéma), en faisant appel à un prestataire de services.

  

            Il faut attendre les années 80 pour voir apparaître l’avènement de la vidéo amateur (système analogique). Il s'agissait du format VHS puis S-VHS (de JVC), autrement dit, les grosses cassettes que nous utilisions pour les enregistrements autrefois ; les formats Vidéo 8 mm et Hi 8, (cassette plus petite) étaient produits par SONY. Deux grands labels, qui à l'époque, rivalisaient sur le marché. C'est donc avec ces formats qu'apparurent les premiers caméscopes analogiques, mais on ne pouvait pas encore visionner immédiatement ses images comme on le fait aujourd'hui avec un caméscope moderne. A noter que leur contenu peut être copié sur un DVD ou sur une clé USB en faisant appel à un prestataire.


            L'arrivée du caméscope numérique, dans les années 95/ 96, a profondément modifié la donne ; il intègre à la fois une caméra, un magnétoscope et un écran de visionnage. L'apparition du numérique au format vidéo DV (Digital Vidéo) va rapidement se mondialiser. L'enregistrement des images s'effectuait sur bandes mini-cassette ; du même coup, ce dernier format fait disparaitre du marché la génération des camescopes analogiques. Enfin arrive sur le marché, la vidéo Haute Définition Numérique (HDV), s'agissant des caméscopes, avec enregistrement sur carte mémoire, éliminant ainsi les risques de panne liés aux mécanismes de chargement et d'entraînement des cassettes.

Les caméscopes : Le marché Grand Public n'offre que des modèles HDV (haute définition vidéo). On trouve néanmoins sur celui de l'occasion des modèles DV, sans que l'on puisse les taxer de "mauvais" camescopes. Cependant, dirigeons-nous vers la dernière génération dont les images (de format 16X9) sont de qualité nettement supérieure. Enfin, pour compléter ce propos, il faut en matière de montage, disposer d'un éditeur capable de traiter la Haute Définition, conjointement à un ordinateur de bonne facture. Constatons que les prix baissent, les ordinateurs aussi et les logiciels d'édition "bon marché" offrent de plus en plus de performances … Notons que la Ultra HD (ou 4K), a pris le pas avec une image de 3.840 x 2.160 pixels. Une résolution d'image remarquable, mais qui remet en cause la chaîne de production de l'image, c'est à dire, un renouveau de matériels (téléviseur pour les plus anciens), logiciel de montage 4 K pour en bénéficier totalement. Mais rappelez-vous de ceci : les dernières technologies ne font pas nécessairement un bon film ! Si dès à présent la vidéo UHD rivalise avec la qualité de l'image argentique, le contenu, l'intérêt suscité par le film sont l'affaire du vidéaste. C'est là sans doute un autre sujet ! ...

Les appareils photo/ vidéo : Au delà du conventionnel camescope, il faut tenir compte du marché croissant des appareils photo/ vidéo, en particulier les Smarphone(s) ou Iphone(s), dont l'évolution technologique est croissante. Ils offrent des performances pour le moins comparables à celles des camescopes, leurs cousins. En raison de leur poids et dimensions, associés à des accessoires à main, tels que les stabilisateurs d'images, l'ensemble permet d'obtenir des résultats inégalés en matière de fluidité des images lors du déplacement de l'opérateur. Pour les appareils photo/ vidéo plus volumineux (camescopes), on trouve également des accessoires de même type. Enfin les drones aux multiples usages, dernière innovation en matière de prise de vue aérienne (mais pas que) maintenant à la portée des amateurs.

 Les éditeurs vidéos : Concevoir des œuvres vidéographiques ne peut se soustraire d’un éditeur, communément appelé logiciel de montage. Pour faire simple, il permet d’assembler les images, de les traiter, puis de finaliser le film dans un format spécifique. Il existe une quantité de logiciels sur le marché, des plus simples aux plus performants et à tous les prix. La plupart s’installe sur PC dans l’environnement Windows. Citons quelques produits sur le marché : Movieplus X6 - Corel Vidéo Studio  – VidéoPad - Magix Vidéo - Filmora - Davinci Resolve - Movavi Editor Studio - Sony Végas - Adobe Première - Edius – Final Cut (ce dernier est dédié aux ordinateurs Macintosh), etc …

 Les éditeurs, que choisir ? : Cela, bien évidemment, dépend de vos exigences et de vos moyens financiers. A l’égard des premiers prix, 100 € ou moins, il serait erroné de croire qu’il s’agit de "mauvais" logiciels. Ils offrent les fonctions basiques, associées à des éléments de traitement de l’image. N’hésitez pas à recueillir les avis de personnes expérimentées et/ou de consulter les forums sur Internet. A bon entendeur ! Notez que la plupart des logiciels sont téléchargeables sur le Web pour les évaluer pendant un temps limité (attention, certaines fonctions sont parfois volontairement invalidées). Soyez aussi attentif aux spécifications techniques données par le constructeur. Exemple : le logiciel fonctionne-t-il uniquement dans l'environnement WINDOWS ou MAC ? (ou parfois les deux) Sachez également que des "plugins" (filtres spéciaux, genre IGNITE PRO) peuvent être ajoutés dans les logiciels de montage référencés ci-dessous.



Quelques logiciels de montage les plus élaborés : Edius 9 ou 10 - Adobe Première - Final Cut Pro - Hitfilm 4 Pro -

Vega Pro - After Effect - (pour amateurs exigeants et professionnels)